byM の迷宮の言葉

別れ






もう秋か。━それにしても、何故、永遠の太陽を惜しむのか。 俺達は清らかな光の発見に志す身ではないのか。━季節の上に死滅する人々からは遠く離れて。

秋だ。俺たちの舟は、動かぬ霧の中を、纜(ともづな)を解いて、悲惨の港を目指し、焔と泥のしみついた空を負う巨きな町を目指して、 舳先をまわす。ああ、腐った襤褸、雨にうたれたパン、泥酔よ、俺を磔刑にした幾千の愛慾よ。さてこそ、ついには審かれねばならぬ幾百萬の魂と死屍を啖(く)うこの女王蝙蝠の死ぬ時はないだろう。皮膚は泥と鼠疫(ペスト)に蝕まれ、蛆虫は一面に頭髪や腋の下を這い、大きい奴は心臓に這い込み、 年も情けも辨えぬ、見知らぬ人の直中に、横わる俺の姿が叉見える、…俺はそうして死んでいたのかもしれない、…ああ、むごたらしいことを考える、俺は悲惨を憎悪する。
冬が慰安の季節なら、俺には冬がこわいのだ。

━時として、俺は歓喜する白色の民族らに蔽(おお)われた、涯(はて)もない海濱を空に見る。黄金の巨船は、頭の上で、朝風に色とりどりの旗をひるがえす。俺はありとある祭を、勝利を、劇を創った。新しい花を、新しい星を、新しい肉を、新しい言葉を発明しようとも努めた。この世を絶した力も得たと信じた。扨て今、俺の数々の想像と追憶とを葬らねばならない。芸術家の、話し手の、美しい栄光が消えて無くなるのだ。


この俺、嘗(かっ)ては自ら全道徳を免除された道士とも天使とも思った俺が、今、務めを捜そうと、この粗々しい現実を抱きしめようと、土に還る。百姓だ。
俺は誑かされているのだろうか。俺にとって、慈愛とは死の姉妹であろうか。
最後に、俺は自ら虚偽を食いものにしたことを謝罪しよう。さて行くのだ。

だが、友の手などあろう筈はない、救いを何処に求めよう。

小林秀雄訳ランボー詩



Adieu

L'automne deja ! - Mais pourquoi regretter un eternel soleil, si nous sommes engages a la decouverte de la clarte divine, - loin des gens qui meurent sur les saisons.
L'automne. Notre barque elevee dans les brumes immobiles tourne vers le port de la misere, la cite enorme au ciel tache de feu et de boue. Ah ! les haillons pourris, le pain trempe de pluie, l'ivresse, les mille amours qui m'ont crucifie ! Elle ne finira donc point cette goule reine de millions d'ames et de corps morts et qui seront juges ! Je me revois la peau rongee par la boue et la peste, des vers plein les cheveux et les aisselles et encore de plus gros vers dans le coeur, etendu parmi les inconnus sans age, sans sentiment... J'aurais pu y mourir... L'affreuse evocation ! J'execre la misere.
Et je redoute l'hiver parce que c'est la saison du confort !
- Quelquefois je vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations en joie. Un grand vaisseau d'or, au-dessus de moi, agite ses pavillons multicolores sous les brises du matin. J'ai cree toutes les fetes, tous les triomphes, tous les drames. J'ai essaye d'inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J'ai cru acquerir des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs ! Une belle gloire d'artiste et de conteur emportee !
Moi ! moi qui me suis dit mage ou ange, dispense de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir a chercher, et la realite rugueuse a etreindre ! Paysan !
Suis-je trompe, la charite serait-elle soeur de la mort, pour
moi ?
Enfin, je demanderai pardon pour m'etre nourri de mensonge. Et allons.
Mais pas une main amie ! et ou puiser le secours ?


***


Oui, l'heure nouvelle est au moins tres severe.
Car je puis dire que la victoire m'est acquise : les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestes se moderent.Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers regrets detalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arrieres de toutes sortes. - Damnes, si je me vengeais !
Il faut etre absolument moderne.
Point de cantiques : tenir le pas gagne. Dure nuit ! le sang seche fume sur ma face, et je n'ai rien derriere moi, que cet horrible arbrisseau !... Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes ; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.
Cependant c'est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse reelle. Et a l'aurore, armes d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes.
Que parlais-je de main amie ! un bel avantage, c'est que je puis rire des vieilles amours mensongeres, et frapper de honte ces couples menteurs, - j'ai vu l'enfer des femmes la-bas ; - et il me sera loisible de posseder la verite dans une ame et un corps.
Avril-aout, 1873.

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初up2004/08/07
lastModified: 2005年